« C’est très, très spécial » : Donna Skelly, première femme élue présidente à Queen’s Park
Les députés ontariens ont élu Donna Skelly comme présidente de l'Assemblée : elle devient ainsi la première femme à occuper cette fonction.
La candidate progressiste-conservatrice Donna Skelly a remporté ce vote à bulletin secret, dont le score n'est pas communiqué. Le résultat n'est pas une surprise puisque la parti de Doug Ford détient une nette majorité, renouvelée lors des élections.
Être la première femme est incroyable, c’est très très spécial
, a-t-elle déclaré juste après le vote.
Chacun de nous, quel que soit notre genre, apporterait quelque chose d’unique à la présidence
, complète-t-elle avant de dévoiler un changement qu'elle souhaite instaurer.
J’ai vraiment grandi en ressentant qu’il y a une déconnexion entre les zones rurales au nord de notre province, et Toronto, en particulier ce bâtiment. Je veux amener, d’une certaine manière, amener la législature dans le nord de l’Ontario, dans des secteurs ruraux.
Comment en arriver là, je ne suis pas sûre, mais ce sera une de mes priorités
, conclut-elle.

Donna Skelly, députée progressiste-conservatrice de Flamborough–Glanbrook et présidente de l’Assemblée législative de l’Ontario, dans son bureau à Hamilton.
Photo : La Presse canadienne / Nick Iwanyshyn
Elle souhaite aussi baisser la tension en chambre, quitte à procéder à des expulsions.
Une ancienne journaliste
Donna Skelly, qui est entrée en politique après une carrière de 30 ans en journalisme télévisé, devient la 43e personne à occuper ce poste, alors que Ted Arnott prend sa retraite après près de 7 ans à présider l’Assemblée. L’élection de la présidence était le seul point à l’ordre du jour pour cette première journée de reprise.
Avant le vote, Donna Skelly s’est entretenue la semaine dernière avec La Presse canadienne après avoir présenté sa candidature au caucus progressiste-conservateur. Pendant l’entrevue, le premier ministre Doug Ford est passé près d’elle et lui a lancé : Je pense qu’on est tous ensemble là-dessus.
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Une élue du NPD aussi candidate
En plus de Donna Skelly, la députée néo-démocrate Jennifer French avait aussi brigué ce poste.
Pendant huit ans, Jennifer French occupait un bureau non loin de celui du président, et elle entendait souvent les groupes scolaires en visite constater qu’aucune femme n’avait encore été présidente de l’Assemblée.
C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre, et je crois que tous les membres y voient une occasion
, a-t-elle affirmé debout devant un mur où sont affichés les portraits des premières députées provinciales, de la première – et à ce jour seule – femme première ministre et d’autres figures marquantes.
Chaque nouvelle législature reflète les membres qui y siègent. Nous entrons dans une période d’incertitude à l’échelle internationale, mais aussi à l’intérieur de cette enceinte, avec toutes les personnalités et priorités différentes.

La députée néo-démocrate d’Oshawa, Jennifer French, pose pour une photo devant son bureau, à Oshawa.
Photo : La Presse canadienne / Arlyn McAdorey
Mme French et Mme Skelly ont toutes deux déjà occupé le poste de vice-présidente et voulaient apporter des perspectives différentes à la fonction.
Les élus entrent généralement en politique en tant que partisans, motivés par un chef ou une plateforme, et il est rare qu’ils doivent ensuite mettre cela de côté.
Mme Skelly dit être consciente que ses relations avec les députés vont changer, mais elle espère favoriser une meilleure collaboration.
Ted Arnott fera ses adieux à l’Assemblée après l’avoir présidée depuis 2018, et après avoir siégé comme député provincial depuis 1990. Il était l’un des membres les plus anciens de l’Assemblée.
Avec les informations de La Presse canadienne
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